Black Butler rpg
Oh .. My Lady ? Non, my Lord ?
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 Etre libre est n'être pas empêché. [ PV Matthew T. Hyde ]

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Isabel de Cambridge

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MessageSujet: Etre libre est n'être pas empêché. [ PV Matthew T. Hyde ]   Dim 27 Déc - 21:20



 
Etre libre est n'être pas empêché.
Défais-toi des contraintes, deviens ce que tu es.

     
     
   
 
Feat
Matthew T. Hyde
  Curieux ▬ Amical
...

Musique
- Mademoiselle ?! Mais que vous prend-t-il ?! Vous promener dans Londres, à cette heure ?!

La grosse cuisinière était affolée. On la voyait perlante de sueur et ses mains pâteuses étaient sales. Elle venait en effet de chauffer le four à pain. Ses mains, ainsi que son tablier étaient teintés de poussière.
- Non non, vous n'irez point. Le soleil va bientôt se coucher et... Il risquerait de vous arriver malheur.
- Oh cessez s'il-vous-plaît de me terroriser ! Depuis que je suis née j'ai toujours été retenue entre ces murs ! Laissez-moi donc prendre un peu d'air.
- Vous êtes prise de folie... Savez-vous quels risques prenez-vous Isabel ? Imprudente !
- Ne me parle pas ainsi Emma. Je ne suis pas ta fille, répliqua-t-elle d'un ton sec.

La femme de chambre se tût. Elle fut surprise d'entendre Isabel répliquer de la sorte, elle qui était habituée à la voir si tendre et gentille depuis qu'elle avait été apportée au manoir. La jeune fille esquissa un sourire railleur.
Emma baissa la tête. A demi-courbée, elle murmura :
- Bien, mademoiselle.

Ayant terminé d'harnacher son cheval, Isabel mit le pied à l'étrier et s’esseya sur la selle d'amazone avec une grande aise. Elle fit tout d'abord marcher sa monture d'un pas lent, pour l'échauffer. Pour la première fois de sa vie, Isabel s'avançait vers le portail, seule. Elle prit le temps de savourer cet instant, qui pour elle, était à la fois l'avant-goût de la victoire et de la liberté.
En effet, depuis son enfance, elle n'avait cessé d'être retenue entre les murs du manoir. Les sorties étaient occasionnelles, et étroitement surveillées, à tel point que depuis ses 16 ans, où elle commença à fréquenter les bals, Isabel se rendit compte à quel point elle menait une vie étriquée. L'envie de découvrir le monde, d'être libre, rien que l'envie d'exister sans que personne ne s'en aperçoive devenaient de plus en plus prenantes. Ces envies devinrent peu à peu des besoins au fur et à mesure qu'Isabel fréquentaient les bals.
Celle-ci se rappelait fort bien de son premier bal, au château du vicomte Aleister Chamber. Pour la première fois, Isabel avait été en contact avec des aristocrates en dehors du contexte familial. Bien qu'elle les avait trouvé aveuglés par l'arrogance pour certains d'entre eux, futiles pour d'autres ou encore légères pour certaines dames, elle se plut grandement dans cet environnement nouveau ; elle avait l'impression qu'il lui poussaient des ailes.
Grâce à la qualité de sa danse et à son élégance, Isabel fut régulièrement invitée à d'autres bals, à sa plus grande joie. Ses parents le virent d'un mauvais œil, et décidèrent de limiter le nombre de bals à trois ou quatre par an, ce qui finit par exaspérer leur fille. Monsieur et Madame de Cambridge autorisait leur fille à aller dans les bals organisés par des membres de la famille ou de très proches amis, sous leur surveillance.
Le plaisir qu'apportaient ses bals à Isabel se transformait de temps à autre en cauchemar. En effet, après chaque danse, Madame accourait lui demander le nom du cavalier avait qui elle venait de danser. Parfois, elle intervenait même pour s'opposer à des cavaliers qui venaient demander une danse à sa fille, sous motif qu'ils avaient « mauvaise réputation ».
La jeune fille se sentait épiée lors de ces soirées, elle se sentait comme un oiseau domestiqué auquel on avait accordé de voler dans un périmètre de sécurité. De temps à autre, elle devenait nerveuse, mal à l'aise, jetant des regards furtifs autour d'elle : elle apercevait tantôt son père, tantôt sa mère, qui gardait un œil rivé sur elle à tour de rôle. Il arrivait à Isabel de leur adresser un regard noir.
Le jour où les époux Cambridge convinrent d'un voyage d'affaire et qu'ils en informèrent Isabel, celle-ci tressaillit de joie. Pendant deux semaines, la jeune fille allait être enfin tranquille... Dans un élan de frénésie, Isabel dressa la liste des lieux qu'elle devrait aller visiter. Elle comptait en effet aller s’aventurer dehors, malgré que ses parents leur avait formellement interdit de sortir du manoir pendant leur absence.


 
Depuis ce matin, les époux Cambridge étaient absents. Il était environ cinq heures et demi du soir. Alors que le jour s'évanouissait peu à peu, Isabel avait décidé d'aller se promener à Londres.
Noyée dans ses pensées, elle ne remarqua même pas la foule de domestiques attroupés autour d'elle, l'incitant à rester au manoir. En fait, elle distinguait vaguement des formes qui s'agitaient, et qui s'évanouissaient au fur et à mesure qu'elle approchait du portail. D'un trait, Isabel fit partir sa monture au galop pour les faire disparaître.
Son cheval était un magnifique andalou gris pommelé aux crins noirs et à l'encolure saillante, apporté tout droit d'Espagne par son père. Quant à Isabel, elle était vêtue de sa tenue bleue d'hiver ainsi que d'une cape noire dissimulant sa silhouette.
Arrivée à l'orée de la forêt, elle fit partir son cheval au trot. Bien qu'il y faisait déjà sombre, elle sut se repérer sans problème tant elle était habituée à emprunter ce chemin lors de ses cours d'équitation. Elle avait en revanche pris soin d'apporter une lanterne dans une poche de cuire accrochée à droite de la selle d'amazone, pour le retour.

Londres. Ville brumeuse et scintillante, à la fois glauque et pittoresque. Couverte de sa longue cape noire, Isabel arpentait les rues bondées sur son andalou au trot majestueux.
Dong. Big Ben sonna 6 heures. Au même instant, des employés sortirent des boutiques situées tout le long de la rue d'Oxford. Leur sortie fut à tel point brutale qu'elle en emporta plusieurs, comme s'il y avait eu un raz-de-marrée.
Ces hommes de la classe populaire, ou bourgeois pour certains, enviaient les hauts-de-formes de la noblesse, si bien que lorsqu'ils traversaient, ils ne prenaient garde à la circulation des voitures, pour que lors d'un éventuel accident, le tort soit donné à celles-ci. Cette fois-ci, un cocher prit cependant garde aux piétons. Les ayant vu arrivé au dernier instant, il freina subitement ses cheveux sur la chaussée mouillée. Ceux-ci dérapèrent, entraînant avec eux le cocher ainsi que le carrosse qu'ils tiraient, rempli de passagers. Les piétons furent sains et saufs.
Les voitures suivantes, surprises par l'accident, ne maîtrisèrent pas la situation. Les cochers brutalisaient leur chevaux en freinant trop fort et trop rapidement. Ainsi, les bêtes qui ne dérapaient pas étaient celles qui s'affolaient. Des hennissements de terreur se propageaient dans toute la rue.
« Oh Dieu, quelle scène d'horreur ! »
La brune aperçut une rue sur sa gauche. Elle s'y engagea sans réfléchir, voulant s'échapper à tout prix de cette rue où elle allait se retrouver bloquée.
Quelques secondes plus tard, elle déboucha sur une rue bien plus calme qui longeait la Tamise. Isabel arrêta sa monture un instant à l'angle ; elle fut estomaquée devant la beauté du spectacle. Elle avait devant elle un ciel de braise, qu'elle pouvait voir s'étendre jusqu'à l'horizon. Celui-ci était reflété dans la Tamise, qui semblait être une épaisse couverture matelassée. En face, les bâtiments, qui semblaient être des maisons, étaient d'ombres ; on apercevait quelques petites flammes qui flottaient par-ci par-là.
Tout en tournant sur sa droite, Isabel ne pu s'empêcher de laisser son regard rivé sur la Tamise. Plus elle fixait ce fleuve de feu, plus il lui semblait être transporté autre part, dans un lieu chimérique... A tel point qu'elle en oublia qu'elle était à cheval. Ses doigts se dilatèrent peu à peu, elle perdit le contact avec la bouche de son cheval. Mais un vent frais la raviva ; il emporta avec lui les rêves d'Isabel ainsi que le mouchoir qu'elle tenait en main. L'ayant senti glissé à travers ses gants, elle lâcha un :
- Oh... !
C'était un mouchoir carré bleu azur en soie, qui portait les initiales de la jeune fille brodés de fils d'argent, dans le coin inférieur droit. Il lui avait été offert par son arrière grand-père maternelle lors de ses 4 ans ; elle ne l'avait jamais quitté depuis.
Ce mouchoir représentait pour Isabel le souvenir de son arrière grand-mère aujourd'hui disparue : il état hors de question qu'elle le perde.
La brune arrêta son cheval quelques mètres plus loin et descendit en glissant de sa selle. Elle traversa la route pour attacher son cheval à un anneau fixé sur le muret qui bordait la Tamise, puis, faisant demi-tour, elle se mit à la recherche de son mouchoir, espérant qu'il ne s'était pas envolé...
 


 
To be continued ...


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Matthew T. Hyde
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MessageSujet: Re: Etre libre est n'être pas empêché. [ PV Matthew T. Hyde ]   Dim 3 Jan - 23:56

Promenade crépusculaire.
feat. Isabel de Cambridge.
Au dessus de Londres, le ciel azur se teintait de doux reflets orangés, comme tous les soirs aux alentours de six heures, en cette saison. Une douce bise balayait les sols poussiéreux de la ville, se glissant dans les rainures entre les pavés faits de pierre. Les boutiques et usines commençaient à se vider de leurs employés, dans une grande vague de population, les ouvriers se préparant à rentrer chez eux dans une certaine hâte. Aujourd'hui encore, ils s'étaient sans doute donnés corps et âme à la tâche, un travail pénible et éreintant, afin de gagner quelques shillings et quelques pence, dans le but de nourrir une famille. Les mains couvertes de suie, comme certains vêtements, les mineurs reprenaient la route de leur domicile avec le pain du jour. Quelques mendiants se postaient çà et là dans les rues, dans le but de pouvoir essayer de gagner de quoi manger, si la quête n'avait pas été fructueuse dans la journée. Peu nombreux étaient ceux qui avaient le privilège de recevoir quelques shillings. Chacun sa misère, pensaient les ouvriers et mineurs du centre de la ville de Londres. Tout salaire nécessitait travail, la charité était parfois opérée par la petite et grande bourgeoisie. Quand quelques pence avaient le malheur de tomber au sol, quelques hommes perdaient toute dignité et se jetaient dessus, se battant même parfois pour récupérer quelques pauvres pièces, mais qui avaient à leurs yeux une valeur inestimable et mésestimée.

Dans son costume de travail habituel, un homme à la chevelure noire arpentait les rues de la cité, prenant tous les détours et recoins pouvant lui éviter de se mêler à la population, qui créait de nombreux embouteillages sur les différentes portions de route de la capitale. Nombreux étaient les bourgeois et les aristocrates qui quittaient leurs postes et prenaient la route pour rentrer chez eux dans leurs voitures tractées, dans leurs calèches. Si l'on voulait voir de la richesse, il suffisait de venir dans le centre de la cité à ce moment précis. Des étoffes de haute qualité, des bijoux et des parures éclatantes, des calèches pourvues d'un certain confort bien que tout relatif, des chaussures faites des matières les plus résistantes et les plus appréciables pour l'époque... La ville se transformait en un grand défilé de prestige. Mais le plus impressionnant était de les voir se rendre dans les bals, ou aller au théâtre. Là, ils revêtaient leurs plus beaux atours et se montraient volontairement aux yeux de tous pour dévoiler leur richesse et montrer à quel point ils étaient influents. Tant de fioritures... Tant de choses inutiles... Simplement dans le but de montrer qu'ils appartenaient à la classe supérieure. Tout cela avait le don de dégoûter l'homme à la chevelure noire, dont le bruit des pas était absorbé et complètement enveloppé par le bruit ambiant.

Au bout de quelques minutes de marche, l'homme à la chevelure noire se retrouva à marcher sur les bords de la Tamise, quelque peu distrait, sans pour autant réellement détacher son esprit de la réalité qui se dressait devant ses yeux. Bientôt sans doute, il pourrait commencer à se mettre en chasse. Non pas qu'il avait particulièrement faim, mais simplement que l'envie de s'amuser le prenait. Il se sentait de chasser encore une fois, ce soir. Mais d'abord, il devait attendre que ses proies principales soient sorties pour pouvoir se mettre réellement en chasse. Il ne pouvait pas prendre la vie de n'importe qui... Un bourgeois ou un aristocrate serait bien trop visible. Généralement, il se contentait de la vie de simples prostituées ou d'ivrognes, de miséreux. En ce moment, il ne voulait pas se faire remarquer. Le contrat qui le liait à Elizabeth Báthory avait été quelque peu rompu... Elle dormait maintenant profondément pour une durée encore indéterminée. Charmée par une rose dévastatrice. Elle reposait maintenant calmement, immobile, dans un cercueil molletonné. L'ancien majordome se retrouvait ainsi, maintenant à rôder dans les rues de Londres à la recherche d'une proie facile sur laquelle il pourrait se faire les crocs et assouvir sa soif, se rassasier jusqu'à arriver à satiété. Chose qui, au fond, était parfaitement impossible. Un démon ne pouvait jamais être libéré de la douleur constante de la faim et de la soif.

Au bout d'un moment, l'homme leva doucement le regard sur le ciel, s'arrêtant quelques secondes pour venir observer les marbrures orangées qui mordaient le bleu du ciel pour le dévorer, le faire disparaître au fur et à mesure que les minutes passaient. Mais le noir détacha son regard du ciel, quelque chose en mouvement semblant capter son attention. Sa vision aiguisée détecta quelque chose qu'il n'avait pas vu jusque là. Son odorat sembla aussi capter quelque chose qui se rapprochait de lui, ou plutôt quelqu'un. Il fit quelques pas sur sa droite pour venir doucement prendre entre son index et son pouce ce qui semblait être un morceau d'étoffe. A y regarder de plus près, c'était un mouchoir bleu fait de soie avec des initiales finement brodées dessus. A qui pouvait-il bien appartenir ? Sûrement à cette personne, qui commençait à s'approcher de lui ? Il regarda doucement autour de lui dans le but d'essayer de la localiser, d'un air neutre.
____________________________
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MessageSujet: Re: Etre libre est n'être pas empêché. [ PV Matthew T. Hyde ]   Ven 15 Jan - 12:45


 

 

 
 

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Couverte de sa cape noire, Isabel se mit à arpenter le trottoir en sens inverse à la recherche de son mouchoir. Le dos courbé, elle analysait tous les recoins : il pouvait être n'importe où sur les dalles du trottoir ou sur la route, peut-être était-il coincé entre deux pavés ?
Les passants prenaient Isabel pour une mendiante à la recherche de pièces ; la plupart étaient des hommes de la haute bourgeoisie rentrant d'affaires bien grasses qui lui adressaient des regards dédaigneux. D'autres, ayant en horreur la pauvreté comme ils ont en horreur la peste prirent soin de l'éviter. Cela ne fit qu'avantager Isabel dans ses recherches car, sans qu'elle eût à demander quoi que ce soit, les passants lui dégageaient le chemin !
Absorbée dans sa recherche, Isabel ne faisait même pas attention au monde qui commençait doucement à affluer autour d'elle et encore moins aux regards insultants et aux murmures. Elle prenait son temps au milieu de ce monde qui grouillait : ce mouchoir était pour elle d'une importance cruciale, il fallait qu'elle le retrouve, sans quoi elle mourrait de chagrin.
Elle trouva d'ailleurs intolérable de l'avoir laissé s'échapper de ses doigts et s'en voulut amèrement. Comment avait-elle pu laissé partir un cadeau aussi précieux ? A cause de sa rêvasserie. Pourquoi avait-elle rêvassé ? Car elle avait une inextricable envie de liberté. Blême, elle repensa à ses parents et se dit que la sur-protection qu'elle subissait était la cause de ce malheur. Elle leur en voulut. Le sang lui monta au joues, puis ses yeux s'embuèrent de larmes... Isabel se redressa, et s'appuya contre un lampadaire, le visage inexpressif, le regard vide...
 
La jeune fille se courba de nouveau, encapuchonnée de sa grande cape noire, à la recherche du précieux mouchoir. Elle termina d'arpenter le trottoir de gauche le visage perlant de sueur, non seulement en vain, mais blessée dans sa dignité.
- Tu cherches des pièces ma p'tite dame ? lui fit un badaud du café d'à côté.
Se redressant, marchant la tête haute, Isabel changea de trottoir à grands pas. Quelle vulgarité !
Arrivant sur le trottoir d'en face, elle se mit là aussi à scruter la moindre parcelle du tissu qui pouvait lui indiquer son mouchoir. Cependant, dans un élan d'orgueil, elle ne se pencha plus. Elle marcha redressée, montrant son port altier au scrutant le sol d'un regard presque dédaigneux, à pas lents.
 En promenant son regard, Isabel aperçut soudain une forme bleue. Tout d'abord à pas lents, elle s'en approcha. Cette forme semblait être d'un bleu azur, peut-être même du même bleu azur que son mouchoir... Accélérant son train, elle continua de s'en approcher. Cette forme semblait bien être un mouchoir... Oui, un mouchoir bleu azur... Le mouchoir ! Sans s'en rendre compte, Isabel releva légèrement sa robe et se mit à courir vers celui-ci. Elle le voyait flotter à mi-hauteur, il semblait être suspendu à quelque chose mais elle ne distinguait pas quoi. La brune ne voyait plus que son mouchoir. Dans un élan fiévreux, elle s'écria :
Il est à moi !
Mais avant de l'atteindre, elle trébucha. Était-ce une illusion ? Non. Avec sa main gauche, elle se rattrapa sur quelque chose de molletonné et d'anguleux, tandis que sa main droite était tendu vers le mouchoir, qui semblait toujours être suspendu dans le vide. Or, après un très bref instant d'attention, Isabel se rendit compte qu'elle était face à un homme, qu'elle avait en fait trébuché sur ses pieds, qu'elle s'était rattrapée sur son épaule et lui même tenait le mouchoir dans sa main nue, entre son pouce et son index. Ses joues devinrent alors cramoisies, son rythme cardiaque s'accéléra. Elle devint même horrifiée lorsqu'elle se rendit compte qu'elle n'était plus encapuchonnée. Avec son chapeau bleu et blanc de laine orné de dentelle et ses cheveux remontés vers l'arrière, on allait sûrement la reconnaître, elle dont le nom se murmurait dans les bals de la haute société de Londres et de ses environs. Qui le savait, peut-être que cet homme brun, habillé comme un majordome, avait été présent lors d'un bal et pouvait reconnaître Isabel ? Peut-être allait-il la dénoncer pour mauvaises mœurs ? Et s'il la recroisait, lors d'une soirée ?
 Ayant les pensées en ébullition, Isabel de mettre fin à cette gêne au plus vite. tira d'un coup sec le mouchoir des doigts de l'homme. En poussant un soupir, elle se redressa hâtivement pour examiner l'objet. C'était effectivement son mouchoir. Cet homme comptait-il le lui rendre ou voulait-il l'empocher ? Ne sachant que penser et encore moins que lui dire, Isabel lui adressa un bref regard mêlé d'angoisse et d'interrogations, avant de s'encapuchonner et de partir à la hâte rejoindre son cheval, dans l'ombre des grouillements.

 

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